Les niches fiscales : combien elles coûtent et ce que l'on sait de leur efficacité
Lecture : 5 min · Données arrêtées au 8 octobre 2026 · Première publication le 8 octobre 2026
Près de 470 dispositifs dérogatoires réduisent chaque année les recettes de l'État d'environ 90 milliards d'euros. Leur coût est mal mesuré et leur efficacité rarement évaluée.
La frontière entre une niche et la « norme » est en partie conventionnelle. Changer la norme de référence peut faire entrer ou sortir un dispositif de la liste sans que rien ne change pour le contribuable.
Combien elles coûtent
Ce que l'on sait de leur efficacité
Ce qu'on ne sait pas
Le coût exact. Près de la moitié des dispositifs n'est pas chiffrée ou l'est mal.
L'effet de la plupart des dispositifs sur les comportements qu'ils visent : embauche, investissement, construction, dons.
Le gain réel d'une suppression. Supprimer une niche ne rapporte pas mécaniquement son coût affiché, car les contribuables modifient leurs comportements.
Cour des comptes, « Le budget de l'État en 2025 : résultats et gestion », avril 2026, chapitre sur les recettes, partie III « Des dépenses fiscales toujours plus coûteuses et nombreuses ». www.vie-publique.fr/files/rapport/pdf/302978.pdf↑
13 octobre 2026 : chiffres, dates et décisions relus sur les sources d'origine. Les données sur la fiabilité des chiffrages sont corrigées d'après le rapport de la Cour des comptes (13 % des dépenses fiscales sans coût connu et 42 % sans nombre de bénéficiaires connu, au lieu de « 55 % chiffrées » et « 42 % au coût définitif connu »), le coût selon l'ancienne convention TVA est rattaché à la bonne année (103,1 milliards pour 2024, 105,6 milliards pour 2025), le chiffre non vérifiable de 82 dispositifs en extinction est retiré, et les premiers chiffres de l'annexe au projet de loi de finances pour 2027 sont ajoutés.
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