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ADN et reconnaissance faciale : ce que ces preuves peuvent et ne peuvent pas établir

Lecture : 7 min · Données arrêtées au 8 octobre 2026 · Première publication le 8 octobre 2026

L'ADN est souvent présenté comme la « reine des preuves » et la reconnaissance faciale comme un outil d'identification fiable. Les deux peuvent se tromper, et leur usage est encadré par des règles dont les juridictions contrôlent le respect.

L'ADN : ce qu'il prouve

La reconnaissance faciale

L'habilitation à consulter les fichiers

Ce qu'on ne sait pas

  • Le nombre d'erreurs d'identification par ADN ou par reconnaissance faciale en France, qu'aucune statistique publique ne recense à notre connaissance.
  • L'usage de la reconnaissance faciale lors des contrôles d'identité, que les documents publiés ne permettent pas de mesurer.
  • La réponse du ministère de l'Intérieur aux questions écrites des 7 avril et 14 juillet 2026.

Sources

  1. Futura Sciences, Marie-Céline Ray, « Criminologie : un test ADN peut-il faire accuser un innocent ? », 4 novembre 2015. www.futura-sciences.com/sante/actualites/genetique-criminologie-test-adn-peut-il-faire-accuser-innocent-60328/ ↑
  2. Sciences Ouest (Espace des sciences), Paule-Émilie Ruy, « L'ADN est une preuve faillible », n° 404, 29 novembre 2022. espace-sciences.org/sciences-ouest/404/dossier/l-adn-est-une-preuve-faillible ↑
  3. Assemblée nationale, question écrite n° 4904 (15e législature) de M. Fabien Gouttefarde, « Décret relatif à la conservation des profils ADN dans le FNAEG », réponse du gouvernement publiée au JO le 22 octobre 2019. www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/questions/QANR5L15QE4904.pdf ↑
  4. Disclose, « La reconnaissance faciale déployée à grande échelle sur les téléphones des forces de l'ordre », 16 mars 2026. disclose.ngo/fr/article/la-reconnaissance-faciale-deployee-a-grande-echelle-sur-les-telephones-des-forces-de-lordre ↑
  5. Assemblée nationale, question écrite n° 14142 (17e législature) de M. Antoine Léaument, publiée au JO le 7 avril 2026. questions.assemblee-nationale.fr/q17/17-14142QE.htm ↑
  6. Assemblée nationale, question écrite n° 16976 (17e législature) de M. Antoine Léaument, « Reconnaissance faciale : une utilisation illégale toujours en cours ? », publiée au JO le 14 juillet 2026. www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE16976.pdf ↑
  7. Source secondaire : Haas Avocats, « Reconnaissance faciale : le fichier TAJ validé par le Conseil d'État », 21 juin 2022. www.haas-avocats.com/protection-des-donnees/reconnaissance-faciale-le-fichier-taj-valide-par-le-conseil-detat/ ↑
  8. Source secondaire : Village de la Justice, Aurore Le Guyon, « Traitement des antécédents judiciaires (TAJ) et le fichier des personnes recherchées (FPR) : l'exigence d'une habilitation spéciale et individuelle », 19 novembre 2025, commentaire de Cass. crim., 4 novembre 2025, n° 25-81.899. www.village-justice.com/articles/taj-fpr-exigence-une-habilitation-speciale-indiviuelle,55203.html ↑
  9. Conseil constitutionnel, décision n° 2026-909 DC du 23 juillet 2026, Loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2026/2026909DC.htm ↑

Historique

  • 8 octobre 2026 : première publication.
  • 13 octobre 2026 : chiffres, dates et décisions relus sur les sources d'origine. Les décisions de 2012 et 2013 attribuées par une source secondaire non fiable à la cour d'appel de Paris et à la Cour de cassation ont été retirées, faute de vérification possible ; l'annonce de contrôles par la CNIL, absente de l'enquête de Disclose, a été retirée ; l'arrêt Aycaguer est précisé ; la loi du 23 juillet 2026 et la décision du Conseil constitutionnel sur les analyses génétiques et l'habilitation à consulter les fichiers sont ajoutées.

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